| Cette page n'a pas la prétention de vous
apprendre les lois de l'aérodynamique, mais essaye uniquement de
démystifier le vol d'un 'plus lourd que l'air'. Il est
possible que les puristes hurlent, voire même qu'ils trouvent de
grosses coquilles. Dans ce dernier cas, qu'ils n'hésitent pas à
me faire parvenir par mail les corrections à effectuer (y
compris pour les fautes d'orthographe).
I La dynamique des fluides.
Les fluides ont un comportement particulier. Notre vie
entière se passe au milieu de fluides, dont les gaz sont les
plus importants. Le comportement dynamique d'un gaz est très
proche de celui d'un liquide.
Avant de se lancer dans les grandes théories, amusons nous.
A l'aide d'une petite cuillère, juste pincée entre le pouce
et l'index, nous allons découvrir l'une des lois fondamentales
du vol. Ouvrons donc un robinet jusqu'à ce que le liquide forme
un jet régulier, en forme de 'tuyau'. Approchons alors le dos de
la petite cuillère du jet, jusqu'à ce qu'un léger contact
s'établisse (Figure 1). Oh stupeur, voilà notre petite cuillère
aspirée par le jet d'eau, là où on s'attendrait à ce que celle
ci soit repoussée par le jet sur sa surface bombée.
Cette action du fluide sur cette surface bombée, c'est elle
qui est capable de faire décoller un Jumbo de plusieurs tonnes :
nous venons de découvrir l'effet Coenda (Fig 2).
| Lorqu'un fluide passe le long d'une
surface bombée, une force d'aspiration se créé entre la
courbure et le fluide. |
 |
Si on regarde la forme en coupe d'une aile, elle a une forme
particulière, qui ressemble à celle de la figure 3.
| Cette forme, on la dénomme profil. Elle
est savament calculée afin d'obtenir la meilleure
portance pour la moindre résistance à l'air (Fig 4).
Laissons donc son calcul aux savants. |
|
On remarquera que plus la courbure est importante, plus la
portance est importante. Facile direz vous, pour s'assurer d'un
vol correct, il suffit de mettre une courbure démesurée : et
bien non !!
En effet, lorsque la courbure augmente, la surface frontale
de l'aile augmente (surface de l'aile vue de face). Or de cette
surface nait la traînée.
Pour découvrir l'effet de la traînée, ouvrons la fenêtre de
la voiture lorsque nous roulons (on prendra bien garde de
laisser le volant à quelqu'un d'autre, car il est difficile de
découvrir les bases de l'aérodynamique en s'adonnant à la
conduite !!!). Si on met sa main à l'horizontale, on remarque
qu'une force tend à 'pousser' le bras vers l'arrière du véhicule
(sauf si on roule en marche arrière !!!).
La surface frontale de votre main correspond à peu près à la
surface d'un doigt. Si maintenant on oriente la main à la
verticale, on remarque que l'effort sur le bras devient beaucoup
plus violent. La surface correspond maintenant à 5 doigts.
Bien qu'en réalité beaucoup d'effets génèrent cette traînée,
nous n'allons retenir que cette explication pour simplifier.
Pour obtenir un vol correct, nous allons donc devoir trouver
un juste équilibre entre les différentes forces qui s'appliquent
sur notre aéronef.
II La dynamique du vol.
| La portance (P) doit donc lutter contre
le poids de l'appareil (Pds), et la motorisation (M)
doit lutter contre la traînée (T) : nous laisserons de
coté le cas spécifique du planeur. (Fig 5). |
 |
Nous savons maintenant sustenter (c'est plus joli que faire
voler, et il fallait bien que je le place) notre avion, mais ce
n'est pas suffisant. Il va falloir diriger notre avion (qui se
dirige irrémédiablement sur le premier obstacle qu'il trouve) :
il faut alors se rappeller que si on fait varier la courbure de
notre aile, on augmente ou diminue sa portance.
| Vous avez certainement remarqué ces
petits appendices mobiles qu'il y a sur les surfaces
portantes (cf fin de la page) des avions. Ces parties
mobiles servent essentiellement à modifier la courbure
(donc la portance) des surfaces portantes (Fig 6). |
 |
Pour le diriger, nous allons donner à notre avion une 'forme'
spéciale.
Si on ajoute une aile à l'arrière ou à l'avant de notre
avion, lorsqu'on modifie la courbure de cette seconde aile, on
incline notre avion vers le haut ou vers le bas. (Fig 7)
En effet, si nous diminuons la portance de l'aile arrière (en
bleu), l'arrière de l'avion se dirige vers le bas, le nez pointe
vers le haut : l'avion grimpe.
Si nous augmentons la courbure de l'aile arrière, la portance
de cette aile augmente (en rouge) : le nez de l'avion se dirige
vers le bas : l'avion descend.
Si on augmente la portance sur l'aile droite, et qu'on
diminue la portance de l'aile gauche, l'avion s'incline à gauche
: on entame alors un virage à gauche (Fig. 8)
Cette figure explique pourquoi lorsqu'on actionne le manche
des ailerons, un aileron se lève alors que l'autre descend (on
augmente la portance d'un coté, on la diminue de l'autre).
Maintenant, prenez votre plus belle maquette plastique (ou
celle de votre fiston, promis, on ne la cassera pas) : posez la
sur la table, et simulez l'augmentation de portance de chaque
surface en poussant (sans oublier la surface verticale) : voilà
comment on dirige un avion.
III Lexique.
Vous trouverez ci-après une liste des différents éléments qui
contituent un avion.
 |